« Le premier nom que le Blanc nous donna décrivait un animal, ou plutôt un cheval. Ce nom était « sauvage ». On nous appela également « Indien » et ce nom est encore utilisé aujourd’hui. Quant à moi, je n’aime pas qu’on nous appelle « sauvage » ou « indien ». Maintenant, depuis que nous avons été baptisés, on nous désigne sous le nom de Montagnais… et depuis quelque temps il y en a d’autres qui nous appellent « Amérindiens ». Ils nous donnent tous ces noms selon leur volonté, sans se soucier de notre vrai nom, qui est INNU. »

William-Mathieu Mark, Innu. 1993
Les Indiens Montagnais du Québec, Entre Deux Mondes,
Éditions Séphia, Musée de l’Homme, 1995


Aujourd’hui répartie dans onze communautés, dont deux situées au Labrador, soit Utshimassit et Sheshatshit, la population totale de cette nation est en constante augmentation et est évaluée à près de 15 000 personnes. Les communautés de Essipit, Pessamit, Uashat mak Mani-utenam, Ekuanitshit, Nutashkuan, Unamen Shipi et Pakua Shipu longent, du sud au nord, la côte du fleuve Saint-Laurent au Québec. Mashteuiatsh, pour sa part, occupe un territoire au cœur de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Matimekush-Lac John, communauté située la plus au nord près de la frontière du Labrador, voisine la Nation Naskapi. Elle est composée de plus de 750 Innus. C’est à partir de cette communauté que débutera votre aventure vers le Mushuau-nipi.

Voir carte des communautés de la Nation innue
Fichier PDF : carte_nation_innue.pdf

Chasseurs nomades à l’origine se déplaçant sur le territoire du Nitassinan, les Innus sont aujourd’hui toujours fortement influencés par la vie traditionnelle de leurs aînés. La pratique des activités traditionnelles s’effectue donc régulièrement.

Leur langue maternelle est toujours bien vivante, mais la plupart d’entre eux utilisent le français comme langue seconde.